Comment booster sa carrière: Slim Chérif Coach en développement personnel répond à 5 grandes questions

Tayara porte beaucoup d’intérêt à l’emploi et à la formation. Il n’est pas toujours facile de trouver sa voie ou de choisir un emploi ou de faire carrière. Comment booster sa carrière? Slim Chérif Coach en développement personnel répond à 5 grandes questions.

1/ Quels sont les cursus à suivre à l’heure actuelle permettant de faire carrière par la suite? Que faut-il étudier principalement?

“Il y a effectivement des tendances au niveau des offres d’emploi chez nous en Tunisie, notamment dans les domaines du commercial, de l’informatique, du management d’équipe et tout ce qui touche de près ou de loin au secteur des nouvelles technologies. Cependant, choisir son orientation en fonction de la tendance est une arme à double tranchant. Par exemple, si vous vous bloquez lorsque vous êtes mis sous pression, le secteur commercial, pourtant très prometteur, est à éliminer de vos plans. Dès lors, il impératif de se poser les bonnes questions et cela passe par une réflexion active.

Quels sont le métiers que je connais?

Que ce soit un membre de la famille, un ami ou une figure célèbre, nous avons tous un modèle, une personne à laquelle on s’est identifié à un moment donné et qui nous a donné envie de suivre ses traces.

Quelles sont mes motivations?

L’important est de classer ses motivations. Est-ce l’argent, le plaisir, le contact avec les gens, l’ambiance des bureaux, la mobilité, le travail manuel, intellectuel, les voyages, … ?

Est-ce que je veux un job fixe qui me donnera la sécurité financière à long terme ou travailler dans un secteur qui offre des perspectives d’évolution, d’apprentissage sur toute une carrière? Quelles sont mes atouts en terme de compétences acquises à l’école? Quelles sont mes points faibles? Suis-je plutôt un solitaire ou le travail d’équipe est le moteur de mes performances? Suis-je un créatif? Suis-je stratégique ou opérationnel? Ai-je des qualités de leader?

Et l’on peut continuer comme ça jusqu’à visualiser mentalement le métier qui remplira tous les critères que nous jugeons, d’un point de vue personnel, favorables à notre épanouissement professionnel. C’est de cet épanouissement que dépend le succès de notre carrière.”

2/ Comment bien se présenter à un entretien d’embauche?

 ” C’est un secret de polichinel, votre sort se décide en moins d’une minute! La première impression est une référence pour le recruteur. Si un DHR se souvient de vous comme “le jeune homme qui avait un trou dans son jean”, mis à part si vous postuliez pour un job de vendeur en prêt-à-porter, il n’est pas certain que vous ayez convaincu pour le reste. Le cv est l’outil qui permet d’informer sur votre savoir-faire mais l’entretien d’embauche est l’outil qui permet de faire valoir votre savoir-être.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, il y a trois conseils infaillibles à respecter.

– Préparez votre entretien : Anticipez les questions, faites la liste des tâches spécifiques qui régissaient votre ancien poste, si vous avez des résultats concrets chiffrés notez-les, imprimez deux CV (un que vous aurez sous les yeux pendant l’entretien et un autre pour le recruteur) et surtout, renseignez vous sur l’employeur.

– Privilégiez un look sobre et neutre : Comme je le disais plus tôt, faites attention aux “trous dans vos jeans”. Cela ne sert à rien d’attirer l’attention sur votre apparence. Ce qui intéresse le recruteur, c’est votre comportement dans son environnement de travail. Suscitez plutôt son intérêt en mettant en avant ce qui vous différencie des autres candidats et qui sera une valeur ajoutée pour le poste en question. Cela peut être une qualité humaine ou une des tâches spéfiques de votre ancien poste que vous aviez répertoriées en préparant votre interview.

– Soyez vous-même :Ne laissez pas le stress, ni l’envie de trop bien faire parasiter votre comportement. Votre esprit sera alors plus occupé à réfléchir à adopter une attitude masquant ces tensions plutôt que de se concentrer plainement sur ce que vous aurez à dire. Et ça se voit! D’où la bonne préparation qui vous aidera à vous présenter avec assurance.”

3/ Quel comportement faut-il adopter pour booster sa carrière?

“Il faut tout simplement se fixer des objectifs. Cela nous permet de définir des références et en fonction de celles-ci, adopter une attitude de progression. Il y a un l’objectif principal, à long terme et aussi les objectifs à court et à moyen terme. Ces derniers sont les briques qui construisent notre carrière et qui permettent d’évaluer notre évolution vers le but recherché. Ce n’est pas pour rien que l’on compare souvent le succès d’une carrière à un parcours du combattant dont la finalité est de passer la ligne d’arrivée. Pour cela il faut franchir des obstacles qui, au fur et à mesure que vous les passez, deviennent de plus en plus difficiles et finissent par vous rendre de plus en plus fort jusqu’à être capable d’atteindre cette ligne. Il y a une citation d’Antoine de Saint-Exupéry qui reflète parfaitement le comportement à adopter pour booster sa carrière : “Avoir un objectif sans faire de plan est juste un souhait”.”

4/ Quelles sont les erreurs à ne pas faire pour pouvoir évoluer professionnellement?

L’erreur fatale serait de vouloir aller trop vite. Autant sur l’ambition d’évolution vers un nouveau poste que, et c’est très fréquent, une solicitation visant une augmentation salariale. Il est important de se donner le temps et les moyens de ses ambitions. L’expérience est le seul atout qui ne se perd pas durant une carrière et n’est donc pas à négliger si l’on veut pouvoir évoluer professionnellement. Une gérante de magasin a forcément dû passer par la vente, la gestion des stocks, l’administratif puis par le management pour pouvoir remplir ses fonctions actuelles et ce, au terme de plusieurs années passées au sein de la même enseigne. En résumé, rien ne sert de courir, tout vient à point à qui sait attendre.

5/ Comment procéder pour se reconvertir professionnellement?

“Lorsque je faisais mes premiers pas dans la vie active en tant que commercial dans une société de télécommunications, mon manager, alors en poste depuis plus d’une quainzaine d’années, a subitement décidé de se lancer dans l’apprentissage des métiers du bois. Pari assez risqué lorsqu’on a déjà plus de la quarantaine. Pourtant après une année de formation à apprendre ce magnifique métier, aujourd’hui je suis admiratif quant à la succes story de sa petite boîte qui tourne à merveille. Et puis, quand je reviens en arrière, je me rends compte que cet homme avait organisé et préparé sa transition très sérieusement. Comment? Une fois de plus, la clé est de se poser les bonnes questions. Quels sont vos atouts et vos faiblesses? Quelles sont vos motivations et auxquelles d’entre elles vous accordez une priorité? Quels sont les avantages et inconvénients du secteur dans lequel vous désirez vous reconvertir? Quelles conséquences sur votre vie personnelle? Quel est le risque financier?

Parfois, l’envie de reconversion est tellement intense que toutes ces questions passent au second plan et que l’on se jette les yeux fermés, un peu trop rapidement, dans un nouveau schéma de vie qui risque de nous décevoir. J’aurais tendance à dire que d’un certain point de vue, ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Effectivement, en Tunisie, l’échec est mal perçu contrairement à la culture anglo-saxonne qui voit en la personne qui ose, une qualité quant à sa capacité d’apprentissage et de persévérance. De fait, si vous désirez vous lancer en tant qu’indépendant et que vous déposez le bilan quelques années plus tard, vous pourrez, avec un peu de recul, en tirer des leçons concrètes et ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs. D’où l’importance de limiter les risques et préparer sa reconversion afin de pouvoir retomber sur ses jambes en cas d’échec.”

Publié 19 February 11:44